vendredi 19 août 2011

"Les gens ici se lévent très tôt...c'est parce qu'ils veulent vivre." dixit Keiko

Bonjour mes chers amis,

Avant toute consideration, pardonnez si les mots qui suivent vous paraissent embrouillés, peu clairs, voire incomprehensibles. La faute au réseau électrique plus ou moins douteux, dirons nous, si tenir une chronique assidue de nos journees ici est bien compliqué. Du coup, les sensations s'accumulent dans nos pauvres petits corps et voila où nous en sommes aujourd'hui ! Bon. Ainsi soit-il.

De repos chez Keiko au milieu des rizieres, j'en profite pour tenter de récapituler cette semaine. Nous l'avons entamée sur les chapeaux de roue, comme on engloutirait un Dalbat (plat quotidien à base de riz blanc (bat) et de soupe aux pois (dal) ); cette semaine, en effet, nous l'avons consacrée à donner nos premières leçons d'anglais et de théâtre aux enfants. Je n'ai qu'une chose à dire....TRUC DE OUUUUFFF

Nous travaillons tous les matins avec eux, de 10h40 à 12h40, temps durant lequel se succèdent trois classes (de 8 à 15 ans) qui ont chacune une couleur bien à elles...Les enfants sont très motivés, parfois difficiles à gérer, mais globalement, on se débrouille pas mal. Leur anglais est vraiment bon ce qui permet globalement une assez bonne communication. Ils sont épatants. Je pense notamment à la classe 5, une petite classe pleine de créativité, tellement qu'on se demande parfois si on sert à quelque chose. Evidemment, on ne peut s'empecher d'avoir des coups de coeur. Il y a Ravi, d'une douceur terrible, et cette façon qu'il a de faire non de la tête pour dire oui. Il y a aussi Prince, Dipti, Soniya...et tant d'autres dont j'ai oublié le nom..."Rawadabada..." dixit Vanda. Il y a des moments où nous avons bien du mal à établir la distance conventionnelle prof-élève tant ils nous apportent. Apaisement, affection..

Ravi, de la classe 5, qui nous lit précautionneusement son homework (à savoir, écrire le speech du premier personnage de leur pièce, un vieillard qu'il interprètera)


C'est fou cette immensité dans leurs yeux, derrière leurs petits caractères bien trempés, c'est toute une vie qu'on sent se modeler. Et puis la profondeur qu'ils portent, sans même s'en apercevoir..."Nos petits êtres en puissance..." héhé Tout ça en tout cas est bien épuisant, la sieste se fait souvent nécessaire dès 12h... Et puis quand on est à l'école, les nuits sont courtes, le sommeil peine à venir. Entre les "Von B, tu dors?", les chasses aux cafards (Brrr), et les spectres parisiens qui viennent nous rendre visite, nos caboches implosent souvent quand vient la nuit.

J'aimerai écrire plus, mais je m'en sens incapable. Il me semble que j'ai tellement ingéré de Nepal que je n'ai plus la distance et l'objectivité nécessaires, ne serait-ce qu'à la description de nos journées. L'image qui me vient est celle d'une grosse pâte à pain qui gonfle dans un saladier. Les grumeaux de farine éclatent sur les rebords. Oui, une pâte toute moite, mais qui sent bon.







         Drama class avec la classe 4 (exercice du miroir => sensibilisation au clown)




Prince, petit surexcité de la classe 4, très bon mime par ailleurs...

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